Les Chroniques de Lucullus n°454

Publié dans Les chroniques.

plumeAmis gourmands bonjour,

Chers fruits et légumes, amis de nos assiettes
Selon l'étude de Familles rurales, les prix des fruits et légumes bougent et beaucoup, que cela soit sur les marchés ou dans les hypermarchés. Mais pourquoi tant de mouvement ?

D'abord, il faut connaître les conditions de cette étude. Les voici données par Familles rurales.

Chaque été, les veilleurs consommation de Familles Rurales relèvent les prix de 8 fruits et 8 légumes à deux reprises : en juin et juillet. Ils distinguent leur origine mais aussi la surface de vente (hyper/supermarchés, hard-discounts, marchés). Un relevé de prix est aussi réalisé pour les fruits et légumes issus de l’agriculture biologique.
Durant l’été 2015, ce sont 69 veilleurs qui ont relevé les prix dans 37 départements français, pendant les semaines du 08 au 14 juin et du 06 au 12 juillet.

Familles rurales a lancé cette étude en 2007 et relève les prix moyens de 8 fruits et 8 légumes.
Abricot (Bergeron)
Cerise (Burlat/Bigarreau)
Fraise (ronde)
Melon (charentais)
Nectarine (blanche)
Pêche (blanche)
Poire (Conférence)
Pomme (Golden)

Aubergine (longue)
Carotte (nantaise)
Courgette (longue)
Haricot vert
Poivron (vert)
Pomme de terre (Bintje)
Tomate (grappe)
Salade (Laitue)

Ensuite le constat simplifié sur un an.
La cerise augmente de 19 %, les abricots de 12 % et les pêches de 9 %., les fraises elles baisseraient de 11 %.
Les légumes quant à eux voient leurs prix baisser à l'exception notable de la carotte (+22%). Les haricots baissent de 8 % les pommes de terre de presque 20 % et les aubergines de presque 8 %.

Sur la période de l'étude, c'est à dire depuis 2007 les prix ont augmenté en moyenne de 10 % pour les fruits et de 5 % pour les légumes.

L'étude est fouillée et je vous invite à la lire et même à en charger le pdf, très bien fait, qui résume l'ensemble mais en voici les conclusions.

Les résultats de cet observatoire indiquent, je cite :

• Une baisse des prix entre les relevés de juin et de juillet 2015, particulièrement forte pour quatre produits dont deux de saison : la pêche et la nectarine et les haricots verts et la salade.
• En 2015, les consommateurs ont payé leurs fruits plus chers qu’en 2014. Cette hausse est notamment liée à des prix de fruits de saison plus élevés : cerise (+19%), abricot (+12%) et pêche (+9%).
Dans ce contexte de hausse, la fraise est néanmoins moins chère (-11%), et atteint son niveau le plus bas depuis la création de l’observatoire.
• En 2015, les consommateurs ont payé leurs légumes moins chers qu’en 2014, malgré une hausse de 22% du prix de la carotte.
• Un peu plus de la moitié des fruits et légumes étrangers relevés sont moins chers que leurs équivalents français. La différence de prix reste très relative (inférieure ou égale à 10 centimes d’euros dans un cas sur deux).
• Les hard-discounts restent toujours moins chers en termes de prix, même si l’écart avec les hyper et supermarchés et les marchés se resserre. Une baisse continue des prix sur les marchés depuis 2013 (-6,2%).
• Certains fruits, comme la fraise (entre 5,65 € et 9,39 €) ou la cerise (entre 6,16 € et 8,43 €), restent des produits moins accessibles pour les consommateurs disposant d’un budget serré.
• Les fruits et légumes bio restent globalement plus chers que les fruits et légumes conventionnels, avec un écart qui reste constant pour les fruits (+66%) mais qui a augmenté pour les légumes (+75%) par rapport à 2014.
• Manger des fruits et légumes de saison est moins cher.
• Acheter des fruits et légumes français n’est pas forcément plus cher.

Sources : Familles rurales
http://www.famillesrurales.org/Actus-1627/observatoire-des-prix-%C2%AB-fruits-et-legumes-%C2%BB-ete-2015-hausse-du-prix-des-fruits-et-baisse-du-prix-des-legumes

Le Noir de Bigorre, ce vrai cochon
Francine Depeyre, journaliste à la Nouvelle République des Pyrénées (NRP) , pour connaître les raisons qui font que le  le porc de Bigorre ne connaît pas la crise du porc breton.

Pourquoi ? Parce qu'en Bigorre on a fait le choix de la qualité, plutôt que de la quantité.
Certes le porc se vend plus cher, 6€ le porc noir et 3 € le porc blanc mais tout le monde s'y retrouve, éleveurs, transformateurs et clients.

Peut être que les engraisseurs bretons, vivant de subventions et de la pac feraient bien mieux de changer de métier et de devenir des éleveurs mais cela demande du courage et du travail. Je ne suis pas certain que cela les intéresse.

Oui je suis dur avec eux mais je ne les considère pas comme des éleveurs mais comme de simples engraisseurs tout comme ceux qui engraissent les poulets, une fois livrés les poussins, et qui ne savent même pas ce qu'ils donnent à manger aux animaux (vu par moi même dans un reportage tv).

L'élevage ne survivra dans notre pays qu'en faisant le pari de la qualité même si cela entraîne parfois une nécessaire industrialisation des productions. Je parle là de la mise en œuvre de normes intelligentes et non uniquement bureaucratiques. Je suis toujours convaincu que l'un peut aller avec l'autre.

Pour autant, je suis pour l'élevage en liberté pour toutes les productions. L'enfermement des animaux coûte très cher et ne produit pas de viande de bonne qualité. Personne ne s'y retrouve si ce n'est les industriels, les intermédiaires et la grande distribution au détriment des éleveurs et des consommateurs qui se doivent d'être très vigilants avec ce qu'ils mettent dans leurs assiettes.

Le choix dépend du consommateur qui malheureusement, préférera souvent manger de la mauvaise qualité car moins chère même s'il a les moyens de s'offrir de la qualité. Beaucoup de consommateurs ne jouent pas le jeu de la qualité car se nourrir n'est plus un acte social. On cuisine de moins en moins pour la famille qui se retrouve autour de la table.

Tout cela renvoie à des choix de société et de santé individuelle. Pour avoir un nouvel I-Phone on préfère manger du jambon phosphaté engraissé aux farines.
Chacun ses choix et cela ne sont pas les miens.

Source : La nouvelle république des Pyrénées
http://www.nrpyrenees.fr/article/2015/08/21/41877-le-noir-de-bigorre-echappe-a-la-crise.html

Sur ces quelques mots je vous souhaite une excellente semaine.

Gastronomiquement Votre, Lucullus

Amis gourmands bonjour,

Ce que j'aime bien en France c'est qu'il se passe toujours quelque chose qui a trait aux terroirs, à l'alimentation en général ou aux plaisirs liés à celle-ci. Je ne cesse de m'émerveiller de cette constante chez mes compatriotes.

 

On est les champions... de la dégustation de vins à l'aveugle.

Ce samedi à la maison Bollinger en Champagne, 18 équipes venues du monde entier, dont la Chine, se sont affrontées dans une compétition pendant laquelle il fallait reconnaître 12 crus présentés à chaque équipe.

Le challenge consistait à discerner les caractéristiques des vins selon 5 critères :

Le cépage principal, le pays de production, l'appellation, le producteur et le millésime.

 

Parmi les 12 crus issus du monde entier 4 étaient des crus français.

 

C'est une équipe d'amateurs de Toulouse que a obtenu les meilleurs résultats en réussissant à discerner les 5 critères pour 3 des vins présentés.

Le patron de l'équipe, Jean-Michel Perrussan, dit s'entraîner toutes les semaines avec ses amis du club d'amateurs.

 

La prochaine édition, la 4ème, devrait avoir lieu en octobre prochain à Chateauneuf-du-Pape dans le Vaucluse.

Source : L'union l'Ardennais

http://www.lunion.presse.fr/accueil/la-france-est-championne-du-monde-de-degustation-de-vin-a-ia0b0n425792

 

Pêche au gros dans nos rivières

A votre avis quel est le plus gros poisson que l'on puisse pêcher dans nos cours d'eau ?

Le brochet peut être ?

Vous n'y êtes pas, il faut chercher beaucoup plus gros, plus gros encore que l'esturgeon.

C'est le silure. Ce gros poisson vit vieux et c'est parfaitement adapté à notre climat.

On le retrouve notamment dans la Saône

Le record en France a été pêché par Jeremy Lorton en 2004. 2m56 pour 110 kg.

A vos canne à pêche...

Source : l'Est républicain

http://www.estrepublicain.fr/haute-saone/2014/10/20/le-silure-nouveau-poisson-trophee

 

Le Sial s'est ouvert jusqu'au 23 octobre

Le Sial c'est le Salon international de l'alimentation.

C'est à Villepinte en région parisienne que ce tient cet événement majeur relatif à l'almentation.

 

Là encore malgré une concurrence acharnée le savoir faire français en matière d'alimentation tient encore le haut du pavé. Certes les nouvelles méthodes de consommation, comme le très angl-saxon snacking, font du tort aux restaurants et donc à la gastronomie. Pour autant, notre art de vivre fait toujours de très nombreux adeptes dans le monde entier et le nombre de ceux ci est en constante augmentation.

 

Source : L'alsace

http://www.lalsace.fr/actualite/2014/10/20/dans-l-assiette-le-label-france-resiste-a-la-concurrence

 

Bonne initiative

Au puy en Velay les pâtissiers se sont mis à l"oeuvre pour aider l'association les nez rouges qui vient voir et distraire les enfants hospitalisés.

Une tarte géante de 19,2 m² a été réalisée -(6 mètre de long pour 3,2 m de large). La tarte géante du club des Chocolatier Pâtissiers de Haute-Loire a toute les chances de rentrer au Guinness des Records

La tarte a été divisée en 1200 parts vendues 10 € l'unité.

 

Source:La Montagne

http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/haute-loire/2014/10/19/le-record-du-monde-de-la-tarte-geante_11187899.html

 

La Confrérie des Amis de Lucullus

Ce samedi une partie de la confrérie s'est retrouvée pour fêter "La balade du Terroir en Essonne".

Pas moins de 26 producteurs et artisans de l'Essonne ouvraient leurs portes au public.

 

Nous en avions choisi 2 d'entre eux.

Le matin nous avons visité la Brasserie artisanale Parisis à Epinay sous Sénart où l'on nous a expliqué en détail toute la procédure de fabrication d'une bière artisanale, qu'elle soit blonde, ambrée ou blanche. Bien évidemment nous avons interrogé notre hôte sur les produits utilisés pour ses réalisations, son houblon, ses malts, son eau, ses levures.

Ce fut très enrichissant intellectuellement et très agréable lors de la dégustation.

 

Après un repas sympathique dans une crêperie, nous nous sommes dirigés à la ville d'à côté.

 

C'est à Yerres que nous avons visité l'entreprise "Macarons gourmands" qui comme son nom l'indique n'est pas une charcuterie.

Tout comme à la brasserie, les produits et ingrédients de base nous ont été présentés avant une démonstration de réalisation et de mise en place. Pour finir une dégustation des plus agréable nous fut proposée.

Ce fut l'occasion de découvrir un monde nouveau de saveurs comme le macaron au pain d'épice et foie gras ou encore celui au Mojito

 

La prochaine balade du Terroir en Essonne aura lieu fin mars 2015

Le programme est déjà publié sur www.terroir-essonne.com ou sur www.facebook.com/terroir91 .

 

Sur ces quelques mots je vous souhaite une excellente semaine.

Gastronomiquement Votre, Lucullus

 

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